Communiqué
de presse du 23 juillet 2008
Suite à la décision
du Sénat des Etats-Unis de mettre fin à l'interdiction d'entrée des séropositifs
sur le sol américain, Jean-Luc Romero, président d'ELCS, demande à Nicolas
Sarkozy d'intervenir auprès de George W. Bush afin que cette décision soit
ratifiée et réellement appliquée par l'administration
américaine.
Le 16 juillet 2008,
le Sénat des Etats-Unis a décidé de mettre fin à l'interdiction d'entrée des
séropositifs sur le territoire américain, via un amendement voté dans le cadre
d'une loi globale sur le programme PEPFAR (President's Emergency Plan for AIDS
Relief). Jean-Luc Romero se dit très satisfait de ce vote alors que, depuis
1993, les séropositifs n'ont pas le droit de poser un pied sur le sol
américain !
Pour autant, Jean-Luc
Romero, président d'ELCS et membre du Conseil national du sida, appelle à la
prudence quant à l'application effective de cette mesure : en effet, il ne
faut pas oublier que George W. Bush avait, le 1er décembre 2006,
déclaré qu'il mandatait deux de ses ministres pour mettre fin à ces
discriminations. Concrètement rien n'a été fait à ce jour.
C'est pour cela que,
par une lettre transmise aujourd'hui, Jean-Luc Romero, président d'ELCS, demande
officiellement à Nicolas Sarkozy, président de la République française et
actuellement président de l'Union européenne, d'intervenir auprès de George W.
Bush afin que celui-ci applique effectivement la décision du Sénat mettant fin
aux discriminations !
Globalement, Jean-Luc
Romero constate avec une grande satisfaction que le thème des restrictions à la
liberté de circulation des personnes touchées par le VIH/sida intéresse enfin
les décideurs. Ainsi, le 10 juin 2008, Ban Ki-moon, secrétaire général de l'ONU,
appelait officiellement « au changement des lois qui maintiennent la
stigmatisation et la discrimination, y compris les restrictions imposées à la
mobilité des personnes vivant avec le sida ». Le G8 annonçait il y a
quelques jours dans sa déclaration finale qu'il « soutient les
travaux en cours destinés à examiner les restrictions imposées à la liberté de
circulation des personnes séropositives et à faciliter leurs
déplacements ».
Le président d'ELCS
appelle toutefois à continuer le combat et à redoubler d'efforts dans la
mobilisation car, aux côtés des Etats-Unis, ce sont encore douze autres pays,
dont la Russie
et la Chine, qui
interdisent toujours aux personnes touchées par le VIH/sida de poser le pied sur
leur territoire et la moitié des pays membres de l'ONU qui interdisent
l'installation sur leur territoire aux personnes séropositives.
23/07/2008 C.P. ELCS